antigel

Cet appareil se compose en fait d’un tube dans lequel on va récupérer du liquide de refroidissement et d’un flotteur gradué en degrés. Au sommet du tube, une poire permet d’aspirer du liquide (il faut en aspirer suffisamment pour que le flotteur décolle du fond du tube).

 

 

 

Les grosses chaleurs sont derrière nous, et l’hiver s’annonce déjà. L’occasion de prendre quelques petites précautions indispensables. La première, mais pas la moins importante, c’est le contrôle de son liquide de refroidissement qui, on le sait, doit être changé (au minimum) tous les deux ans. Ce liquide joue un rôle essentiel dans un moteur à refroidissement liquide : il sert, en effet, à transférer les calories du moteur au radiateur qui agit, lui, comme un échangeur thermique car il évacue la chaleur dans l’air. Or, en vieillissant, le liquide perd peu à peu ses qualités initiales en se chargeant, par exemple, de tartre. Pour prendre un exemple bien connu, le meilleur des liquides de refroidissement, c’est l’eau… distillée qui, à la pression atmosphérique normale, bout à 100° C. Comme l’eau du robinet, non ? Pas tout à fait. Car celle-ci, chargée d’impuretés, de calcaire et d’additifs divers va bouillir un peu plus tôt (c’est variable en fonction de la qualité de l’eau traitée, mais c’est, de toutes façons, avant 100° C). Quant au liquide quatre saisons, les additifs anti-oxydants et antigel qu’il contient diminuent fortement son pouvoir de transfert calorifique (d’un tiers environ). C’est d’ailleurs pour cette raison que nous préconisons, sur les voitures qui ont tendance à chauffer, l’utilisation d’eau distillée pendant l’été.
Ça, c’est la solution théorique pour des pays dans lesquels la température ambiante ne descend jamais au-dessous de 0° C. Ce qui n’est évidemment pas le cas chez nous, certains hivers pouvant même être carrément rigoureux. Or, l’eau se solidifie à 0° C, augmente alors de volume et peut finir par fendre un bloc moteur. Gênant, vous en conviendrez. Il faut donc rajouter un additif à l’eau pour qu’elle ne commence à geler qu’à des températures beaucoup plus basses. C’est le rôle de l’antigel, généralement à base de glycol, qu’on trouve dans tous les liquides de refroidissement quatre saisons et qui permet à votre voiture d’affronter des températures pouvant aller jusqu’à – 25° C.
A l’approche de l’hiver, si vous avez roulé avec de l’eau dans votre circuit de refroidissement, il faut donc l’additiver d’antigel (mais on n’en trouve quasiment plus) ou la remplacer par un liquide de refroidissement quatre saisons. Si, par contre, vous roulez déjà avec un liquide de refroidissement quatre saisons, il faut le contrôler pour vérifier qu’il remplira bien son office durant l’hiver. En utilisant un pèse antigel.